Monday, January 02, 2006




Le Ciel, ma Poésie et l’Enfer



Dunkerque.


Ô Dunkerque, tu m'as vue naître un jour d'octobre éreinté
Pluies monotones, cités désabusées, fumées les usines et le hareng.
Les idéaux naissent de ton ivresse puis crèvent dans la sobriété
La digue du break refoule les vagues et rêves d'enfants.


I. MAL-ÊTRE





11H du matin.



Tu as raté ta vie le jour où tu t’es mis à en chercher le sens.
Ta vie est inutile.
Tu le sais mais tu cherches à l’oublier.
Tu essaies.
Ta vie ne ressemble à rien.
C’est une succession d’événements perdus dans les affres de ta mémoire.
Des événements succincts, dénués de toute logique et de tout entendement.
Tu te souviens avoir ri, pleuré, joui ou dansé.
Des instants de bonheur, tu as parfois goûté.
Pourtant tu cherches.
Tu cherches à savoir pourquoi ce matin, tout comme hier ou demain,
Tu t’es réveillée.
Pourquoi ?
Tu te sentais en sécurité dans ton monde préfabriqué.
Nue, insouciante, accompagnée, enjouée,
Tu paraissais paisible.
Puis le jour s’est levé.
Ton angoisse il a réveillé.
Tu essaies donc de te rendormir,
Tu fermes les yeux très fort.
Tu as mal. Evidemment.
Ta volonté n’aura pas suffit.
Il est à peine 11h du matin.
Il t’en reste encore au moins douze à tenir.
A lutter.
Tu ouvres les yeux lentement. Tu te retournes.
Personne.
Tu évites de penser.
Machinalement, tu te lèves.
Tu prépares le café.

Ton mal-être se fera peu à peu ressentir.
Tu prends ta respiration, tu souffles un coup.


Aujourd’hui tu… te promèneras.
Tu verras passer des imbéciles heureux.
Tu aimerais tant être l’un d’eux.
Ta promenade n’aura pas d’objectif.
Tu attends simplement la nuit.
Tu ne peux plus rentrer chez toi.
Il sera là.
Alors, tu continueras, tu les verras,
Tu les envieras, tu en rêveras doucement.
Le temps est tellement subjectif.
Ta journée s’éternise.
La lune se moque de toi. Elle se fait attendre.
Alors, tu écriras toutes sortes d’absurdités
Pour calmer la pression.
Au fond, tu espères encore un peu.
Tu rêves ce jour où le jour te paraîtra trop court.
Tu apprécies encore la vie.
Encore un peu.
Et la tienne est en danger.




Brouillon.



Mon introspection rime avec brouillon
Je me sens inachevée
Il me manque le filtre de la passion
On ne m’a pas peaufiné

Je n’apprécie pas ma compagnie
-J’évite les miroirs-
Je ne suis paisible qu’endormie
-Je fuis vos regards-

Je me sens comme un pantin désarticulé
Je ne suis que ce que reflète mon image
Ce pénible sentiment d’être possédée
Par une malfaisante armée de doux mirages.



Au coin du bar, des héros.



Brouhahas, regards, parfums, fumée et alcool à volonté
Enivrent les protagonistes et exaltent les passions.

Au bistrot du quartier
Ils s’y rendent pour tromper l’ennui
Ouvert jours et nuits
Ils cherchent à s’évader

Pâles ou foncées,
Grands séducteurs ou éternels amoureux
Gras ou creusés,
Blondes colorées ou bruns ténébreux,


Cuirs ou mohairs
Chauves ou moustachus
Amoureux ou solitaires
Sartre ou Camus

Peaux ridées ou acnéiques,
Roux chatoyants, gris avertis
Anesthésiés ou athlétiques
Vespas Primavera ou Ducatis,

Psychologues ou psychopathes
Lesbiennes ou mangeuses d’hommes,
Musiciens ou acrobates,
Rhum coca ou Vodka pomme


Dadaïstes ou existentialistes
Don quichotte ou Don Juan,
Pessimistes ou réalistes,
La Bible ou le Coran.

Thatcher ou Castro
Habitués ou passagers,
Rock ou tango
Philosophes ou ouvriers


Le bar rassemble de multiples héros quotidiens
Las de la vie.




Noctambulisme d’une détresse.




Isolée dans un appartement inconnu,
Echouée dans une ville étrangère
J’occupe mon cerveau.

Un sourd bourdonnement continu
S’instaure dans mon crâne ingénu.

Je décide d’écouter des vieux disques.
Le volume est à son maximum.
Ma détresse aura beau hurler
C’est la musique que j’écouterai.

Les vieux démons de l’angoisse
Ont plus d’un tour dans leur sac
Trop de fois j’ai tenté de les duper
Ma supercherie ne les a pas délogés.

Les rusés s’en prendront aux zones sensibles
Aux sentiments les plus vulnérables
Ensevelis dans les profondeurs de mon âme
Ceux-là mêmes qui me rendent instable.

Mon adverse est aguerri
Mais mon âme n’a pas abdiquée,
Une horde de moments de bonheur
Jaillit de ma mémoire en pleurs.
Et s’écrasent sur le Malin.

Endolorie, j’en garde quelques séquelles.
Mois le drame n’aura pas lieu cette nuit.

A la suivante il sera ajourné.



Parallèles.



Je n’ai jamais souffert du mal de l’air,
Ni celui de la mer,
Mais me sens amère.

Mon corps n’est pas malade
Mais mon esprit agonise.

Mes veines paraissent saines
Mon sang est contaminé.

Je sais où je respire
Mais j’ai perdu tout repères

Mon pays est en paix
Mais mon âme fait la guerre.

J’ai un toit où dormir
Me l’interdisent les insomnies.

Pas besoin de bourreau,
Je me torture mieux seule.

J’ai souvent peur,
J’ai mal au cœur.

J’ai le mal de la vie.




Apathie.




Accablé par les malheurs qui sur lui s’abattent
L’arbre de mon jardin refuse de combattre
Une armée de feuilles divinement jaunâtres
S’extraient rudement de ses branches délicates.

Ce grand solitaire a les racines asséchées.
Sa stérile terre d’accueil est contaminée.
Le pas de l’homme, autant d’épines infectées
Qui à la source de l’arbre se sont lancées.

Incapable de mettre fin à son existence,
L’arbre est voué à une croissante déchéance.
Son cher ami le vent l’aurait bien secoué,
Mais lui aussi a ses blessures à panser.

Cruel, le soleil lui fait de l’ombre
Craintifs, les oiseaux évitent la pénombre
Crevards, les insectes rongent son écorce,
Crispé, mon arbre est dépouillé de ses forces.



Latence.



La nuit je souffre.
Mes frustrations sont en ébullition.
Je ne puis trouver le sommeil,
J’attends le soleil.

J’entrevois le gouffre.

Ma détresse n’a pas de subterfuge,
De mon âme elle s’est emparée,
Dans mon être elle s’est incrustée,
Je suis encerclée.

Je cherche refuge.

Incapable de trouver la paix
Je m’agite dans ces draps défaits.
Une once de repos
Eviterait le chaos.

De volonté je disposais.

Mais mes larmes coulent à flot
Cette nuit encore j’échouerai
Les yeux mi-clos je garderai,
Le jour se lève bientôt.



Albtraum.



Il me semble avoir pleuré dans mon sommeil
J’avais les yeux rouges et gonflés au réveil
Aucune chimère n’a hanté mes rêves
C’est la condition humaine qui m’achève.



4 saisons.


Larme automnale,
Le feuillage
Un présage
Tombal.

Larme d’hiver
La neige
Immacule
Le suaire.

Larme printanière
Les corbeaux,
Le fléau
Sanctuaire.

Larme d’été,
La rosée
Protège
Le cortège.



Les mots.


Cette feuille de papier est trop quadrillée
Mes sens entreprennent de la raturer
J’entrelace quelques mots anonymes
Les agrémente de riches rimes.


Quelques allitérations mélodieuses
L’harmonie d’une chorale religieuse
Mon feuillet a des allures de partition
D’œuvre musicale
Interprétée par de vibrantes vocables.


Le diapason de mon âme omet l’unisson
Ces jeunes bourgeons,
Ces mots innocents,
Mon coeur les avilit en les unissant
Mes écrits côtoient les orties.


Ma page s’improvise alors canal d’archivage
De la déferlante de caractères
Qui annoncent le sombre présage
De mémoires aux dénouements amers.


Cet ouvrage respire la tragédie
De mon spectre encore en vie
Sauvé des abîmes de la mélancolie
Par le lyrisme d’une poésie.


L’essaim de lettres animées
Enfante un noble dessein
Ajourner mon terrible destin,
Ce hurlement cristallin.

Merci mots, je devine
Ma détresse, muse divine.
Sous votre poids régresse
La maléfique déesse.






II. Critiques.


Monsieur le professeur.



Monsieur le professeur est un être admirable
Aux propos affables, aux dessins honorables.
Son enseignement prêche la vertu
Il nous raconte Adam et le fruit défendu.

Monsieur dévore les livres autant que les demoiselles
Avec ardeur il convoite savoir et sexe féminin
Homme de science infiniment coquin,
Il troquerait son insigne pour de la dentelle.

Monsieur le professeur n’est qu’un homme
Submergé par la vigueur de sa testostérone.
Il me propose leçons et rendez-vous d’un soir
Il développe la philosophie dans le boudoir.


Vous êtes grotesque, Monsieur le professeur !
Je m’indigne de ces perverses manières
Vous n’êtes à mes yeux plus qu’un vil séducteur
Alors qu’en maître je vous considérais naguère.



Dorian en 2005.


Douteusement élégant, il branche son Mac.
Gants en cuir, draps de soie, pull cachemire,
Jazz, loft, design… Il admire les hauts émirs.
Dépressif, son psychiatre prescrit du prozac.

Il est fortuné et en joue avec aisance,
Son existence n’est que réjouissance,
Mais dans l’intimité il omet son pouvoir
Son désespoir, quant à lui, n’est point illusoire.

Il possède la beauté inaltérable des Dieux
Mais de son âme nul ne saurait tomber amoureux
Car les flammes de l’Enfer brûlent de désir
Pour ce Dorian Gray assoiffé de plaisirs.

Le personnage est branché mais l’être est blasé,
L’homme aux caprices excessifs perd la raison
Il voudrait acquérir une dose d’imagination.
Ses nuits sont mornes, ses rêves sont décédés.



Quand avez-vous songé au suicide pour la première fois ?


Je contemple les enfants avec nostalgie
Armés d’une énergie débordante
Leur imagination est foisonnante.
Ils ne soupçonnent pas nos tours de magie.

Je jalouse leur intérêt pour les niaiseries
J’admire leurs tumultes, leurs emportements,
Aucun détail ne faillit à leur œil vigilant.
Doucement irritée, sur un banc je m’avachis.

L’enfant se laisse impressionner
Le temps ne l’a pas encore corrompu
L’ennui lui est provisoirement inconnu
Nul besoin d’alcool pour l’animer.

Progressivement pourtant son esprit s’avilit,
Des mystères d’antan, il n’est plus crédule,
Il cesse de dévorer ses confiseries,
Abattu, il avale quelques gélules.

Désormais lucide, il songe au suicide.



No man’s land.


La demoiselle s’adonne à la raillerie
En compagnie de ses délicieuses amies.
La verve d’une oratrice elle préconise,
Ces gens particuliers elle ridiculise.

Observatrice, elle dévisage l’ethnie
Sur laquelle elle diffuse son mépris ;
Minoritaires, ils ne mériteraient pas
De bénéficier des mêmes droits.

La patriote prône la pureté
D’un peuple envahit par ces sous-hommes.
Ils ne sauraient être autonomes
Ces réfugiés sont interdits de foyer.

La lutte contre le mal est amorcée
Ces Albanais qui prétendent l’égalité
Et ces traîtres, ces psychopathes
La jolie serbe vomit sur les croates.



Les moutons.


Tête baissée je erre sur vos trottoirs
Je suis votre cible, votre appât, votre gain.
A la gueule vous me cracheriez votre venin
Si vous n’étiez pas si couards.

Vos regards, des morsures enragées
Sur ma peau incrustent leurs empreintes.
Vos rires, des coups de glaive ensanglantés
Traîtres, vous me plantez le dos par feinte.

Vous déplorez ma misérable allure,
Et choyez vos corps, périssables armures.
Vous êtes un modèle de droiture
Pour vos enfants, détestables miniatures.

Votre bas monde me chagrine.
Aux côtés des moutons blancs des vertes prairies
Cueillant des gueules de loup roses, je me réfugie.
Je fuis vos brûlures assassines.



J’accuse.


Vous l’imaginez médiocre, banale, endormie
-La demoiselle est élégamment dessinée-
Un zeste de pitié ironique elle vous a inspiré
Votre irrévocable jugement l’aura anéanti

Telle une princesse elle prétend être traitée
Mais qu’a-t-elle entreprit pour le mériter ?
Dans vos débats elle n’ose s’insérer
Elle redoute d’être gentiment méprisée.

La petite morveuse a encore le regard qui pétille
Mais la brume à traverser est bien trop épaisse
Alors de réprimandes vous accablez la jeune fille
Pour que sous vos reproches ses yeux s’affaissent.

Sur le banc des accusés elle vous invite à comparaître
Vous êtes jugés coupables de ne vous attachez
-qu’au paraître-
Avec orgueil elle déclinera votre pardon
C’est votre faute si son âme caresse le fond.



Les bohèmes.


Qui sont ces solitaires
Qui sillonnent nos terres,
Ces êtres sans foyer,
Que la nature a envoûtés ?


Qui sont ces carcasses vides
Qui gâchent leur existence
À errer dans tous les sens
Dans la forêt chassent la Sylphide ?


Ces irresponsables tentent d’échapper
A l’érosion de leurs communes destinées,
Ces nomades sont prêts à tout quitter
Pour revivre un bel été.


Quelques biens ils entassent
Dans un paire de besaces
Ces égoïstes n’ont pas d’enfants
Ils admirent les vieux monuments.

Ces marginaux ne lisent pas les journaux
Au bord de l’étang, ils admirent les roseaux
Ils ignorent ce qu’est le bonheur
Maudissons-les, ils respirent le leurre.



Happy Medicine.


Jusqu’à l’aube nous nous sommes envolés
Au-dessus des pantins fascinés
David Bowie fredonnait quelques grands succès
Pour nos cœurs sporadiquement entichés.

Nous flânions dans l’éblouissante obscurité,
Heurtant négligemment quelques talons.
Un leste sourire ébahit nous esquissions
Sous nos lèvres nerveusement gercées.

Evaporées, nos perverses inhibitions
Enfantèrent une révolution onirique
Une horde de fantômes épiques
Célébrait sa languissante perdition.


Entre pluie et pleurs nous amarrâmes
De notre transport au-delà de l’âme.
L’euphorie artificielle fût intemporelle
Notre disgrâce n’est que trop réelle.



La Haine.


La petite vieille de la cité enflammée
Observait le spectacle de ses pupilles mortifiés.
Les jeunes loups qui autour d’elle rodaient
Apaisaient leur cœur gelé sur nos biens calcinés.
La petite vieille respirait la rage
De ces fauves entassés dans des cages.
Animée par la fougue de leur jeune âge,
Leur rancoeur défiait nos barrages.
La petite vieille sait ces figures défigurées
Par le désespoir haineux de ces religions
Ignorées, trop souvent amenées
A exalter les plus viles passions.
La petite vieille comprend alors que l’histoire se répète
Que des erreurs, nous ne tirons de leçons
Que notre territoire sacré est une zone de fronts
Nous assassinerions pour quelques conquêtes.




III. Amour haineux.

Berlin Nightmare.


Etourdie, je perds l’équilibre et m’affaisse devant son image.
Son âme m’habite et son désamour me hante
Des marques noires de peinture tâchent mon visage
Essoufflée, j’ai le cœur qui cogne ma poitrine tremblante.



Mon amant le mentor.



Ses grands yeux noirs sont source d’inspiration,
Une dose de mépris par jour, mon amphétamine
Il est l’illustre auteur d’une pénible trahison
Dépourvue de son intime venin je crie famine.

Héros nocturne des plus cruels tourments
L’enchanteur feint égarer le remède à mes maux
J’ignore comment m’extraire ce dérèglement
Je suis condamnée à écrire ces quelques mots.


Je suis l’otage qui poursuit le braqueur
Je me sens proie et j’attends ce vautour
Qui d’un coup de bec me broiera le cœur
Dans ses entrailles s’achève mon parcours.

Allergique à sa présence
Mais mutilée par son absence.
J’avoue que mon unique frayeur
Est de voir disparaître ce tendre destructeur.



L’amoureuse.



Chaque matin elle se lève la première,
La colère lui ronge les viscères
Son mari n’est pas rentré cette nuit,
Dans les bras d’une autre, il s’est endormi.

A l’usine, elle passe ses journées
La fortunée n’est point à lamenter,
Une demi-heure de pause déjeuner
Sa tâche lui permet de ne pas raisonner.

Ce soir, elle cuisinera pour son mari
De ce piètre projet elle se réjouit.
Car elle aime le savoir à ses côtés,
La belle égoïste si sent en sécurité.

Son homme est profondément tourmenté,
Les clefs du foyer, il veut lui remettre
Mais l’amoureuse refuse de s’y soumettre,
La demoiselle ne cesse de s’apitoyer.

Elle ignore encore que l’amour est incontrôlable.
Que même barricadé
Il parvient à s’évader,
Qu’il s’agit d’un sentiment aisément périssable.



L’endoctrinée.



J’avais enfoui son souvenir regretté
Dans mon précieux coffret en métal argenté.
Puis son odeur a aguiché mes sens
Ressuscitant son injustifiable carence.

J’avais refoulé mon obscure attirance
Pour ce regard qui jadis hypnotisait
Le zeste d’entendement qui m’interdisait
De me rendre à l’évidence.

Lorsque cet ange infernal m’étreignait
Ma singularité âprement réprimée
Jaillissait alors de sa source précaire
Et s’amarrait sur l’écume de ses baisers amers.

Comme je souffre de son absence,
Amoureuse mais endoctrinée,
J’ai obéit aux règles de la décence.
Je lamente sa chevelure parfumée.


IV. Erotisme.

Baise-moi.



Amoureusement, je m’endors à tes côtés.
Les draps de soie sont encore immaculés,
De ma plus belle lingerie je me suis armée.
Ce soir aux plaisirs charnels je goûterai.

Perfides, tes mains effleureront ma poitrine frissonnante
Tes robustes jambes encercleront ma taille aguichante.
Tes lèvres s’échoueront le long de ma nuque virginale
Ma croupe se frottera à l’indomptable animal.


Ah ! Mon bienfaiteur, je jouirai de ta labeur
Fier d’être perverti par ce membre supérieur
Mon insatiable con ne s’apaisera que dans la douleur.
Parfaitement synchronisés, nous déchargerons avec ardeur.

Pourtant ce soir encore, tu négligeras notre engagement,
Je garde en mémoire le souvenir de nos vives frénésies
Puis introduit discrètement un doigt dans mon sexe meurtri.
Et t’implore courtoisement, de me baiser violemment.



Ode.



Tendre, majestueux et distingué
L’intrépide m’est totalement dévoué
Lorsque je l’empoigne avec ardeur
Il s’anime puis tremble de peur

Guidée par mon élégant partenaire
Je m’adonne à des plaisirs ludiques
C’est alors que j’omets d’être pudique
Ce singulier appétit semble lui plaire.

Virulent lorsqu’il me pénètre
La fripouille savoure mes organes
Je plains les chastes prêtres
J’ai décidé d’être profane.


Lorsqu’il se glisse entre mes cuisses
Chaque muscle s’émoustille
Nul besoin de prémices
Droit dans mon foutre il se faufile.

La bête s’acclimate immédiatement
Je ne puis plus le contrôler
La jouissance est imminente
Ce héros m’a bouleversé.

Ah mon éternel compagnon
Que j’apprécie ta compassion !


































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